Brèves Gina Lollobrigida, mort de la diva du cinéma
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Gina Lollobrigida, mort de la diva du cinéma

16/01/2023
© G.E.S.I. Cinematografica / Sédif Productions / Bridgeman Images

Née à Rome en 1927, Gina Lollobrigida se sent rapidement artiste. De quoi ? Elle n’en sait rien. Alors elle s’essaie à plusieurs disciplines : le cinéma, bien sûr, les beaux-arts – la sculpture, notamment, avant de se tourner vers la photographie –, mais également la musique. Très jeune, celle qui est déjà diva dans l’âme décide, en effet, de prendre des cours de chant. Elle s’exerce d’ailleurs assidument, bien que dans un endroit quelque peu surprenant : sous un tunnel entre la Via Nazionale et la Via del Tritone (belle ou mauvaise coïncidence…) pour ne pas déranger ses voisins, ainsi que le rapporte la légende.

Si sa voix claire et aigüe ne la mène pas vers une carrière de cantatrice, elle entame néanmoins sa vie d’actrice en jouant de petits rôles dans des films d’opéra, un genre alors à la mode, qui reprend la trame d’œuvres lyriques avec des acteurs doublés par des chanteurs. Elle joue ainsi les utilités dans Lucia di Lammermoor de Piero Ballerini et L’elisir d’amore de Mario Costa en 1946. Avant, deux ans plus tard, d’interpréter Nedda, dans Pagliacci, au côté du baryton Tito Gobbi, et avec la voix de la soprano Onelia Fineschi. Toujours devant la caméra de Mario Costa, elle apparaît la même année dans le film musical Follie per l’opera (Une nuit de folie à l’opéra)où elle est la fiancée d’un journaliste qui tente d’organiser un concert afin de reconstruire une église.

En 1951, Gina Lollobrigida reste dans le thème et endosse le rôle de Stella dans Enrico Caruso, leggenda di una voce(Caruso, la légende d’une voix) de Giacomo Gentilomo, où elle incarne la femme dont le ténor tombe amoureux. Puis, en 1956, elle peut enfin y croire : la voilà cantatrice. Dans le film de Robert Z. Leonard consacré à Lina Cavalieri intitulé La donna più bella del mondo (La Belle des belles, notre photo), elle prend les traits de la soprano avec une émotion toute particulière. D’autant qu’il paraît que c’est bien sa voix que l’on entend à l’écran – du moins par moment. Une fois encore, la légende va bon train, et raconte que la Callas elle-même aurait été impressionnée par la performance de l’actrice, lui demandant un jour : « Mais c’était vraiment votre voix ? »

ROXANE BORDE

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